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Résumé :
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Je t'ai fait venir pour te demander de voter pour notre candidat à la vice présidence. Ton refus d'obeir au mot d'ordre du groupe nous a été rapporté et tout cela n'est pas sérieux de ta part. Nous te savons libre d'esprit mais tu dois comprendre que nous avons des objectifs à atteindre. Tu es assez intelligent pour saisir les enjeux. Vide ta tête de sa crasse idéaliste. Ca ne marche pas ici, les grands idéaux. Notre société a sa façon de fonctionner. Elle ne tourne pas au carburant super. Elle marche à l'eau de mare et l'eau de pluie est une denrée rare. Démocratie, vote libre, élection transparente, constitution à respecter, c'est de la connerie. Nous nous conformons à l'apparence des exigences du temps pour avoir notre place au soleil, bénéficier de l'aide publique au développement, voter les résolutions contre la torture et les traitements humiliants et dégradants, injecter des compatriotes de bas étages dans le jeu politique pour faire contre mauvaise fortune bon coeur, mais la réalité, notre réalité est celle que tu connais. C'est tout. Dans le fond, nos partenaires savent que nous tenons à rester nous-mêmes, à cracher sur nos serviteurs, à s'asseoir sur le dos des femmes, à manger plus que les enfants, à tenir le pays par la force de notre tenacité. La raison, c'est pour eux ! Le changement, c'est un saut dans le vide. Rester soi-même, c'est sécurisant de tout point de vue.
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